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Nathalie Kociusko-Morizet, secrétaire d'état chargée de la Prospective et du Développement de l'économie numérique a indiqué que l'essor des usages et des contenus passerait, notamment, par la numérisation du patrimoine culturel, à laquelle 750 M€ seront dévolus, et par la réalisation d'infrastructures numériques 'cloud computing'.
Le président de la République a présenté lundi les priorités retenues dans le cadre du Grand Emprunt, qui représente un effort d'investissement de 35 milliards d'euros dans l'innovation, l'enseignement supérieur et la recherche (le dossier complet est accessible sur le site www.elysee.fr à la rubrique "actualités"). L'économie numérique est une des 5 cinq priorités du Grand Emprunt et bénéficie d’une enveloppe de 4,5 milliards d'euros (dont 2,5 pour le développement des services et des usages ) alors que le rapport Rocard/Juppé avait proposé 4 milliards d'euros pour le numérique. Les 500 M€ supplémentaires seront consacrés au développement des usages et des contenus innovants, ce qui fait au total un montant de 2,5 Md€.
Lors du colloque le 10 septembre qu’elle a organisé, Nathalie Kosciusko-Morizet se plaçait très nettement dans une perspective faisant des contenus et des usages la priorité. "Cet axe des contenus et des usages, j'ai choisi d'en faire la base du triangle numérique et le cœur de nos missions, parce qu'il est en réalité la fin, le but véritable des infrastructures et des équipements. Les réseaux transmettent des contenus ; les outils rendent possibles des services ; les équipements sont destinés à des usages. Ce sont eux, les contenus et les usages, qui sont aujourd'hui massivement répandus, et ce sont eux qui façonnent à bien des égards la société nouvelle".
Il est à noter ces citations concernant les enjeux du numérique dans le dossier de presse distribué lundi : "L'investissement dans le secteur des technologies numériques a un très fort effet de levier sur la croissance et sur l'emploi. Ainsi, sur la période allant de 2001 à 2005, l'investissement dans ce secteur a contribué à 60% de la croissance française. Cependant, cet effort d'investissement reste deux fois moindre que dans les pays les plus avancés de l'OCDE. Ce sous-investissement explique 60% de notre écart de croissance avec les Etats-Unis depuis 2000, soit un "manque à gagner" de 300 000 emplois sur les 800 000 recensés dans le secteur. L'Europe et la France ont pris du retard en matière numérique, avec par exemple la quasi-disparition de l'industrie du logiciel en Europe et un quasi-monopole américain sur la gestion des données. De nouveaux défis sont à anticiper et présentent autant d'opportunités, comme par exemple le développement concomitant des nanotechnologies et des neurosciences qui vont révolutionner l'intelligence logicielle et le développement de l'Internet des objets. Des risques sont aussi à anticiper aussi, comme la cybercriminalité voire le cyberterrorisme, ainsi que la crise de confiance dans le numérique sur la protection des données personnelles".
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